The Leto Blog

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jeudi 4 février 2010

"Lobbying. I'm here to recruit you"

L’homme hétérosexuel de culture monothéiste a un vrai problème d’atrophie intellectuelle. La femme blanche hétérosexuelle monothéiste aussi, mais dans certains cas, la prise de conscience de son appartenance à une minorité opprimée l’a parfois poussée à réfléchir un peu plus que la moyenne. Il fut même un temps ou j’aurais pu ajouter « blanc » devant hétérosexuel.

Chacune des religions monothéistes s’accorde sur une chose : Dieu a fait l’être humain à son image. Là où leur fidèles font preuve d’une stupidité incommensurable, c’est qu’ils oublient que le principe du syllogisme n’est pas réversible.


Exemple

"Tous les hommes sont mortels, Socrate est un homme, donc Socrate est mortel", ça se tient.

Par contre on ne peut pas dire :

"Socrate est mortel, Socrate est un homme, donc les hommes sont mortels", c’est illogique.


Et bien De la même façon : on peut dire :

"Dieu a fait l’être humain à son image, je suis un être humain, donc je suis à l’image de Dieu."

Par contre je ne peux pas dire :

"Je suis à l’image de Dieu, Je suis un être humain, donc Dieu est à MON image."

On est d’accord. La première phrase est valable que celui qui parle soit blanc, noir, jaune, hétéro, gay, bi, trans et la seconde est tout autant une absurdité dans l’ensemble de ces même cas.
 

L’homme (blanc/noir/Jaune) hétérosexuel de culture monothéiste, par son incapacité à tolérer que d’autres humains que lui puissent avoir une sexualité, un mode de vie, une culture, une foi ou une vie différente de la sienne prouve bien par son incapacité à admettre l’absurdité du dernier raisonnement présenté qu’il souffre d’atrophie intellectuelle sévère et que comme disait un grand penseur de notre époque :

« L’intelligence est la chose la mieux répartie au monde puisque n’importe lequel des imbéciles trouve qu’il en a suffisamment pour appréhender le monde dans son ensemble. »

Ce n’est pas aux minorités à se plier perpétuellement à la dictature de la majorité, c’est à la majorité de constamment se transcender pour accepter la diversité. Parce que de la même façon qu’une langue qui ne traduit pas meurt, une culture, une intelligence, qui ne se transcende plus s’atrophie. L’homme hétérosexuel de culture monothéiste refuse de se transcender depuis trop longtemps


J’ai appris très récemment que je faisais partie, à l’insu de mon plein gré, du lobby gay. J’ai appris par la même occasion que l’une de mes activités favorites était, à l’insu de mon plein gré, de recruter activement et de convertir des jeunes gens à l’homosexualité.  J’ai appris que je faisais partie, à l’insu de mon plein gré, membre d’une organisation internationale visant à prendre le pouvoir afin d’éradiquer l’hétérosexualité. J’ai aussi appris que si j’élevais des enfants il y avait toutes les chances qu’ils deviennent homosexuels.

Je n’ai pas été recruté par un homosexuel. Je n’ai pas été converti par un homosexuel plus âgé. J’ai su que j’étais attiré par les hommes dès mon plus jeune âge. Dans mon for intérieur, j’ai toujours su que je ferais ma vie avec un homme.
Je n’ai jamais été attiré que par les garçons de mon âge à un ou deux ans près, des ados quand je l’étais moi-même, des étudiants quand je l’étais moi-même, et des hommes appartenant à la population active depuis ou en âge d’en faire partie depuis que j’y appartiens moi-même.
Je n’ai jamais convertis personne à l’homosexualité. Par contre, j’ai maintes fois écouté des dizaines de garçons de mon âge, perdus, déboussolés, tiraillés entre leur désir et la haine d’eux-mêmes qu’on leur renvoyait, j’en ai vu de très endurcis pleurer à chaudes larmes, parler de suicide, perdre goût à la vie parce qu’ils était déchirés entre ce qu’ils ressentaient comme leur vérité intérieure et la vérité qu’on voulait leur imposer.
Je n’ai jamais participé à un quelconque meeting pour prendre le pouvoir ou pour éradiquer la société hétérosexuelle, les seules manifestations auxquelles j’ai participaient visaient à réclamer pour moi et mes semblables l’égalité des droits dans quelque domaine que ce soit de la citoyenneté.
Je ne vois pas en quoi il y aurait plus de risque que mes enfants deviennent homosexuels parce que je le suis. Mes parents étaient hétérosexuels et je suis là, la preuve que tout mimétisme infantile à ses limites.

Contrairement à ceux qui me dénigrent, je ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit. Je ne cherche pas à porter atteinte à leur intégrité physique, alors qu’eux, n’hésitent pas à me lancer des « Tire-toi toi,  sinon je vais te tuer » impunément en pleine rue, dans Paris, à l’heure de la sortie des bureaux.
Si faire partie d’un lobby homosexuel, c’est ce qui est décris deux paragraphes plus haut, je n’en fais pas partie. Si réclamer le droit à la dignité humaine à laquelle peut prétendre chaque citoyen signifie faire partie d'un lobby, alors, OUI, je fais partie d’un lobby. Contre la connerie humaine.

Et dans cet optique là je soutiens la diffusion de film de promotion de la diversité que ce soit des couleurs, des religions, des sexualités, des cultures et des passions dans les écoles primaires.

vendredi 18 décembre 2009

Les strass bourrent et Dati n'en peut plus.

Rachida Dati trouve que le geste des journalistes qui ont diffusé la conversation téléphonique sur son ras le bol de Strasbourg c’est , je cite, "un contrat moral qui n’a pas été respecté".


J'ai un peu envie de lui dire : Un mandat électoral, Rachida, c'est un contrat moral. Un contrat moral avec des électeurs. Un contrat dans lequel on s'engage par conviction personnelle. Le prendre pas simple opportunisme ou carriérisme politique, c'est une rupture et un abus de ce contrat moral qui, à mon avis, mérite d'être étalé en place publique. J'ai aussi envie de rajouter un gros mot pour appuyer mon propos mais je vais m'abstenir... Rachida, tu es un symbol d'intégration à la (politique) française : faux-cul comme une (politicienne) française de souche.

mardi 1 décembre 2009

I'm Size Queen. And you ?

Je surfais en ligne l’autre jour en pensant à tout et surtout à n’importe quoi (malgré mon infinie désir de sagesse, je n’arrive toujours pas à faire le vide total dans mon esprit pour me ressourcer, même la nuit, je ronfle, je parle dans mon sommeil et je rêve un max, même si je ne m’en rappelle qu’une fois sur quarante) quand soudain une réflexion qui devaient se faire en moi depuis un moment m’a interpelé. Je ne traîne durablement qu’avec des gens qui, en plus d’être doté d’une intelligence, d’une finesse et d’une sagesse d’esprit certaine, font sensiblement la même taille que moi. Plus ou moins 5 centimètres.

Si je faisais la taille moyenne masculine (1m75 si je me rappelle bien), je ne serais pas plus étonné que ça, après tout c’est la taille la plus répandue à priori. Mais je vais 1m65. Je suis dans les petits. Et je dois dire qu’au dessus des 1m70, si j’ai des amis, ce ne sont qu’extrêmement rarement mes meilleurs amis (Il y en a un quand même, ça serait pour ça qu’au-delà de sa personnalité il m’est aussi exceptionnel ?). En dessous, nonobstant le fait qu’ils sont moins nombreux que les précédents dans la gente masculine, les quelques amis que j’ai plus petits ne sont pas parmi les meilleurs.

Plus bas ou plus haut, donc, ça finit toujours par ne pas coller, pour des raisons qui peuvent ne pas du tout avoir de lien avec la taille des personnes. Pas directe en tout cas. Si je faisais de la psychologie de bazar -genre celle que font la plupart des gens qui ont fait une année ou deux de psycho et qui estiment qu’il peuvent analyser les faits et gestes de tout le monde comme pathologiques- je me dirais que je fais une discrimination inconsciente sur la taille des gens que je côtoie, j’essaierais d’analyser les choses en chargeant la mule au maximum, histoire d’être certain de ne pas être trop coulant avec un patient auquel je suis affectivement lié (au risque d’être trop dur avec lui pour cette même raison).

Mais je n’aime pas la psychologie de bazar quand elle prétend faire de la psychologie profonde. Alors oui, probablement que j’ai plus facilement des affinités avec des personnes dont je suis proche en taille, par transfert personnel et auto-anthropomorphique, mais ça ne suffit pas pour autant à définir LA raison de m’en faire des amis, des ennemis ou des inconnus, (cf, ce Que j’ajoutais en intro au sujet de l’intelligence, la finesse et la sagesse d’esprit).
C’est simplement une constatation et je ne dois pas être le seul, vu qu’en observant le noyau d’amis que je sais proche de certains de mes potes, je retrouve le même schéma… chez certains plus d’1m80 d’ailleurs c’est frappant la hiérarchie des amitiés liée à la taille… Un d’eux s’en est même totalement horrifié quand on en a parlé !!

Alors certes il y a parfois des très grands qui sont amis avec des tous petits (et des couples antimorphiques qui se forment et durent toute une vie.) moi-même je considère comme faisant partie mes amis préférés des gens de taille très différente de moi, mais le gros de mes amis très proches fait la même taille que moi. Plus ou moins 5 centimètres. Stupidly enough, size seems to matter.


jeudi 19 novembre 2009

Ségolène Royal ou la profession de soi. (Moi je dis ça, je dis rien...)

Autant le dire tout de suite. Je suis affligé, pire, je suis atterré par l’attitude de Ségolène Royal. Et avant de lire ce qui suit, je rappelle que mon cœur et ma tête sont fondamentalement à gauche de l’échiquier politique, sans être dans l’extrême… Retour sur un parcours perclus d’erreurs à tous les niveaux politiques depuis 2007.

Ségolène a perdu l’élection pour plusieurs raisons. Le bordel au PS, certes, le fait qu’une large partie de l’opinion publique, triste France, ai été séduite par le programme aux relents de matin brun de « Sarkozieg heil », mais surtout, Ségolène Royal a perdu les élections, tout le monde s’accorde pour le dire, à cause de l’indigence de sa connaissance des dossiers et d’un programme auquel elle ne croyait pas, ainsi qu’elle l’a bien dit ensuite.

Idéalement quand on a perdu une élection et qu’on souhaite continuer le combat, même si on a fait un score honorable, on a l’intelligence de se poser pendant quelques semaines (voire quelques mois) et de se taire pour faire le point sur ce qui a marché ou pas, sur la conduite à adopter ensuite, surtout dans la situation particulière d’un PS divisé. Mais pas quand on s’appelle Ségolène Royal. Faire le point et éventuellement se remettre en question, c’est bon pour les autres.

« J’ai su très tôt que je ne voulais surtout pas être comme les femmes de ma famille : rangées et soumises » a-t-elle dit un jour sur le divan d’Henri Chapier il y a longtemps. A l’époque, ça sentait la femme désireuse de se battre dans la vie. Aujourd’hui, j’ai la sensation qu’elle préfigurait la situation actuelle : se taire, se remettre en question, et éventuellement se faire remettre à sa place quand c’est nécessaire, est trop pour une Ségolène Royal qui est maladivement incapable de faire face avec sérénité à ce genre de situation. Pis, elle préfèrera toujours se voiler la face plutôt que d’accepter d’avoir la sensation de la perdre.

Aujourd’hui, elle est devenue, derrière son lifting, ses dents retouchées, son brushing impeccable, ses tenues de working girl décontractées, à la fois classes et modernes, un tyran autoritaire qui n’écoute réellement personne, qui n’entend que ce qu’elle a envie d’entendre et qui préfère une communication forcenée d’autopromotion permanente plutôt que de s’effacer derrière la cause qu’elle prétend défendre. Que ce soit clair pour tout le monde, comme Nicolas Sarkozy, si ce n’est pas plus, Ségolène Royal ne défend qu’une  seule ambition, et pas une ambition pour la France, non, elle ne défend jamais que sa propre ambition personnelle.

De fait, toute intervention de sa part est polluée et polluante. Polluée par son besoin maladif de shoots médiatiques de rappel de son ex-statut de candidate à la présidentielle et par son intolérance à écouter autre chose que le flot de ses propres paroles ou de ses propres pensées. Polluante, parce qu’à par vouloir soumettre pour rassembler, elle n’apporte rien au débat, continue à faire des déclarations à l’emporte pièce sans jamais travailler les dossiers, l’important n’étant pas de réagir intelligemment, mais de réagir vite et de faire du bruit. Ségolène croit avoir compris ce qu’est la communication, alors qu’elle a juste compris ce que c’était de buzzer. Mais si la communication peut avoir recours au buzz, buzzer n’est pas communiquer. Socrate est un homme et de ce fait est mortel, mais tous les mortels ne sont pas des hommes, et tous les hommes ne sont pas Socrate.

Depuis 2007, donc elle buzze à tout va, n’importe comment, prouvant jour après jour son incompétence en communication politique et en communication tout court (messages empressés, irréfléchis, contradictoires – je prône le rassemblement, mais je ne fais que diviser pour qu’on parle de moi-, donneuse de leçon), de l’incompétence de son équipe (41 000 € pour la dernière version de Désir D’Avenir ? Vu la bécane, c’est cher payé. Et vu les contenus, c’est hilarant, jaune, de la baltique.)

Je pense sincèrement que la gauche devrait oublier Ségolène Royal. Les militants devraient l’oublier. Comprendre que tant qu’elle n’aura pas fait le choix de se taire médiatiquement pendant une période d’au moins 6 mois et de revoir totalement, à minima, ses méthodes de communication et, à maxima, de réellement acquérir une ambition sincère pour la France et pas que pour elle-même, elle ne sera pas crédible.
Surtout, je pense que les médias devraient l’oublier une bonne fois pour toute. Les journalistes politiques et d’information en général ont une vraie responsabilité de 4ème pouvoir, celui de la presse et de l’info au sens large, à prendre. Parce qu’en continuant à la solliciter, parce qu’en continuant à la laisser se bercer d’illusions et parce qu’en continuant à l’entretenir dans sa non remise en question, ils contribuent à polluer le débat politique national.

Dernier événement en date : dans un meeting ou ne se retrouvent que des militants de plusieurs partis et ou l’ensemble des présidentiables de tous bords ont bien compris que leur présence serait polluante et délétère, Royal se pointe, « comme une fleur », déclenchant ires et passions, et effaçant médiatiquement le messages censé être diffusé par l’événement : celui d’une gauche unie en dehors de toute ambition présidentielle vu que l’élection est dans deux ans et demi… Pis, lorsque son propre lieutenant de campagne, Peillon, lui fait savoir par voie de presse que cette fois elle dépasse les bornes, elle réagit en menaçant, en tançant, comme si elle avait une légitimité pour le faire… Toujours incapable de se remettre en question deux ans après.

Ironie du sort, elle cite Martin Luther King : « nous devons apprendre à vivre ensemble, si nous ne voulons pas mourir comme des idiots ». Ma pauvre, continue comme ça, et toi en tout cas, on en est sûr, tu mourras comme une idiote…

lundi 16 novembre 2009

J'ai été un peu dur...

... avec la mort de Jocelyn Quivrin. J'étais d'humour noir (et non d'humeur noire) et non d'humeur noire. J'ai dit "Oui et alors, j'ai un ami qui est mort il y a quelques temps maintenant à moins de 30 ans et personne n'en a fait un tel foin" ou approchant, selon les réseaux. Mais j'ai été un peu dur. Jocelyn Quivrin, je le trouvais talentueux, en plus d'avoir une belle gueule.

Dire que ce week-end on aurait pu être débarassé du calvairistique Navarro et que finalement, c'est un jeune qui s'en va...

Monde de merde !

Deux cons, une fille : totale imbécilité.

Si on avait que des députés avec la réflexion d’Eric Raoult, les fonctionnaires se retrouveraient rapidement obligés de re-voter continuellement pour la majorité en cours, parce que le devoir de réserve leur interdirait de s’exprimer contre l’Etat qui les nourrit, la justice ne pourrait plus mettre en examen aucun député parce que le devoir de réserve l’obligerait à laisser leur pré carré aux représentant de l’organe qui la nourrit, les artistes se verraient obligé de ne réaliser que des œuvres à la gloire du présidélirant ou mettant en avant de grande figures de l’identité nationale (Jeanne d’Arc, Napoléon, Pétain, De Gaulle – on n’est pas à une contradiction près à l’UMP, ni à la présidence d’ailleurs, je pense au  « Je vais vous faire un discours que je n’ai jamais fais avant » et au super copié collé du Petit Journal de Yann Barthès plus tôt le mois dernier…)

Je trouve monstrueux que des mecs comme ça persistent et signent dans leur connerie, juste pour ne pas perdre la face… On se croirait en Chine, tiens. Oui, parce que pour ceux qui se demandent encore comment le gouvernement chinois arrive à user d’autant de la mauvaise, c’est parce qu’en Asie, on peut tout accepter, sauf, de perdre la face –d’où la mise en prison de ceux qui dénoncent le régime, non seulement en Chine, hein, mais aussi en Birmanie et j’en passe… Je commence à mieux comprendre l’accord entre l’UMP et le Parti Communiste Chinois.

Que Marie N’Diaye trouve, je cite ses propos d’après sa page wikipédia, « cette France-là monstrueuse. […] Nous sommes partis juste après les élections, en grande partie à cause de Sarkozy, même si j'ai bien conscience que dire ça peut paraître snob. Je trouve détestable cette atmosphère de flicage, de vulgarité... Besson, Hortefeux, tous ces gens-là, je les trouve monstrueux.» et qu’elle ajoute « Je me souviens d'une phrase de Marguerite Duras, qui est au fond un peu bête, mais que j'aime même si je ne la reprendrais pas à mon compte, elle avait dit : "La droite, c'est la mort". Pour moi, ces gens-là, ils représentent une forme de mort, d'abêtissement de la réflexion, un refus d'une différence possible. Et même si Angela Merkel est une femme de droite, elle n'a rien à voir avec la droite de Sarkozy : elle a une morale que la droite française n'a plus », c’est un avis, une opinion, que je partage.

Que son droit a exprimer cet avis, sous quelque fallacieux prétexte que ce soit, est tout bonnement incroyable de stupidité et la réaction de Raoult illustre parfaitement le propos de N’Diaye, dont ça aurait d’ailleurs dû être la seule défense… Mais bon, on peut pas lui reprocher de n’avoir pas penser à tout dans le feu de la polémique qui enflait.

Je me demande dans quelle mesure, la réflexion et la polémique qui a suivi ne serait pas passés inaperçu si Marie N’Diaye avait été blanche. Toujours est il que voilà le vrai visage de la droite politique, au plus profond d’elle-même, du FN à l’UMP. Toujours xénophobe, si elle c’était pas aussi politiquement incorrect depuis la Shoah, elle serait toujours ouvertement anti-sémite, j’en suis certain, la preuve, elle s’est rabattue sur les arabes et les africains depuis. Toujours ultra-bourgeoise. Toujours ultra-réactionnaire ( entre autres : « Les pédés au feu », je n’oublierai pas qui l’a crié, et Christine, au risque de te décevoir, ce n’est pas TOI qui a fait avancer la cause homo, mais tous les pédés militants depuis les années 70 et 80, connasse.). Toujours avide de hiérarchie sociale, de castes, de petits Landerneau rotariens, et toujours prompte à prétexter agir pour  s’en foutre encore plus dans les fouilles au dépend du reste des français...
Depuis deux ans qu’on a sous les yeux le spectacle de son indigence aux affaires, après plus de 25 ans de consensus mou qui nous avaient fait oublier ce qu’étaient les positions radicales des partis d’antan, la remise en mémoire de la droite pré-1981, et je ne parle pas que des années Giscard, est violent. Espérons qu’il sera salvateur. Mais je reste, ad vitam, à 100% d'accord avec Duras et N'Diaye à son sujet.

En même temps leur connerie m’a l’air contagieuse. La Petite Mitte a cru se tirer d’affaire en ne prenant pas parti. Pourtant sur Polanski, tellement plus casse gueule, il n’avait pas hésité. Il pouvait difficilement faire pire. Ben il y est arrivé pourtant. Que LUI, encore plus après l’épisode précédent, ne se prononce pas sur la nécessaire liberté d’expression des écrivains, et des artistes en général, ainsi que sur celle tout aussi nécessaire des membres du jury du Goncourt de choisir le lauréat en leur âme et conscience… Comment dire ? Ça m’a troué le cul.

Fred, quoi que tu puisse dire, ou écrire à l’avenir, comme réflexion personnelle,  comme réflexion en tant que ministre, ou donner comme avis sur un sujet, il sera nul et non avenu. Tu as peut-être été borderline à un moment, interlope certainement, mais désormais, tu n’es plus qu’une vieille folle embourgeoisée qui a finit par se le (faire ?) remettre son balai au cul. Avec du gravier, mais ça n’a pas eu l’air de te déplaire, petite chienne lubrique, va !

Le pire dans tout ça ? c’est que je n’ai aucune certitude que le reste de la classe politique ait plus de réflexion qu’Eric Raoult…  Et que plus ça va, plus j’en doute !

mardi 10 novembre 2009

Mythologie Individuelle

Je surfe le web depuis 11 ans. (Un peu plus si on prend en compte les premiers essais dès 1997 quand le lycée fut connecté et que les 10 pelés de l'option informatique que nous étions s'amusaient à se la péter auprès des copains, alors qu'on surfait même pas en 56k, avec Netscape comme navigateur et que l'abonnement revenait encore 42 Francs de l'heure de surf à la Région.). La première chose qui me soit apparue comme évidente en ligne, c'est qu'on ne sait jamais à qui on a affaire tant qu'on ne l'a pas rencontré physiquement ou qu'on a pas un contact de confiance en commun pour nous certifier de l'identité de notre interlocuteur.

Pour les anciens dans mon genre, ça paraît évident.  Probablement parce qu'à l'époque, avoir une photo de son interlocuteur ou mettre en place un visio-conférence relevait du marathon : il fallait avoir un scanner ou une web cam, être certains que les serveurs ne seraient pas trop encombrés (en gros fallait pas se connecter dès que les américains étaient en ligne tellement les serveurs ralentissaient etc. et encore dès 1999 ça a rapidement évolué face à la hype qui s'est créée autour du web. Il n'empêche que, je sais pertinemment qu'avant de papoter avec quelqu'un de fiable soit je le rencontre, soit je passe par un site corporate sécurisé et il ne me viendrait pas à l'idée de faire autrement. De fait, je rajoute plus que rarement sur Facebook un profil dont je ne sais pas qui tire les ficelles.

Ce qu'il y a de génial avec les sites communautaires, et encore plus avec les réseaux sociaux, c'est qu'il est possible de donner l'illusion parfaite du réel à travers un profil en y ajoutant des photos, des liens, des contacts (abusivement appelés "amis"). Pas forcément en songeant à mal d'ailleurs. Je passe sur les ivoiriens qui, sur les sites gays par exemple, veulent "trouvé l'amour de la vie dans les faisses avec un homme qui a un numéro de carte banquère", les Cassie et autres Trixie qui promettent monts et merveilles de cyber sex pourvu que tu "cliques, oh, oui, vas-y cliques, encore, oui !". Là n'est pas mon propos.
Mais certains, pour des raisons qui les regardent, se construisent un personnage tangeant. Il y a des photos d'eux-même et de leur amis qui ont eux-même leurs pages persos et pleins d'autres amis etc. Et puis il y a un nom sorti de nulle part. Attention, pas un pseudo du genre "Popocatepelt21" ou "Dark_Angel" ou "JohnJohn" ou "W35H_COUZ1", non. Un nom tout ce qui a l'air de plus civil (que ce soit Ben Amou, Zarhaoui, Colignon, Kersulec, Peyrevade, Celton, Feng-Li, M'barali, Noccabel ou autre), mais qui est indubittablement faux.

Si ceux qui choisissent des noms qui passent inaperçus ont généralement juste envie de passer inaperçus (j'ai quelques contacts dans ce cas là), il y en a qui sont beaucoup plus drôles à débusquer, ce sont les fausses particules. Parce que même si une minorité admet la supercherie, allant jusqu'à prétendre l'avoir fait pour les mêmes raisons que les autres sus-cités, ça n'est quand même pas anodins d'aller choisir de se faire passer pour un noble, un haut rang (ou se faire passer pour une relation d'une célébrité, mais je resterais sur les nobles dans mon exemple :D). Surtout quand vous constatez que la plupart d'entre eux en profite pour entrer en contact avec tout un tas de nobliaux bien réels eux. Il cherchent forcément à assouvir une envie qui m'échappe, il y a la un fantasme que je ne comprends pas. C'est un peu comme ceux qui cherchent à connaître leurs vies antérieures et se persuadent tous ou presque qu'ils ont été Néfertiti ou Cléopâtre (Hé bé, vu le nombre à l'intérieur, elle devaient avoir le physique de Guy Carlier, ou alors être sacrément schizo, ou les deux !).

Débusquer les faux De qui essaient de me friendlister est donc un jeu, rare parce que je suis moi-même roturier mais, pour le moins amusant. Pas plus tard qu'avant hier, un jeune homme tout à fait charmant (i.e. 25 ans, bcbg, gueule d'amour, sourire à tomber par terre, du genre qu'on allongerait bien sur le canapé pour abuser de lui) me demande de devenir son ami sur Facebook. Un "De" donc. Quelques contacts communs peu significatifs quand à ses intentions potentielles à mon égard (Ni particulièrement business, ni particulièrement pédé en gros). Comme il ne se présente pas, j'en déduis que ce n'est pas pour du business ou du réseautage dans ce domaine, reste donc trois solution : 1/ Il a envie de moi 2/ Il friendliste vraiment n'importe qui 3/ Il veut me faire du mal (en même temps pour l'instant je l'ai pas frienlisté, hein).

Le meilleur moyen d'en savoir plus sur un nobliau c'est de demander ce qu'il y a à savoir de son pedigree à un autre, or, il se trouve que des sang-bleu dans mes contacts j'en ai. Bougres qui plus est. Les renseignements seront d'autant plus faciles à avoir que dans ses contacts, que j'ai pris soin d'éplucher brièvement, il y a des nobliaux de la connaissance des miens. Rapidement, je sais donc que le garçon qui se présente sous ce nom est plutôt dragueur, bisexuel revendiqué mais que le nom lui est totalement factice, sans que personne ne puisse me délivrer le vrai (En même temps, comme il n'avait pas d'armoiries j'avais eu un doute. Oui parce que les vrais ne se privent pas pour les inclure dans leurs album facebook, généralement :D)
Bref, je m'enquiers auprès du jeune homme de son identité d'emprunt, en lui expliquant gentiment qu'on ne me la fait pas à moi et que j'aime bien savoir à qui j'ai affaire. Il persiste à vouloir me faire avaler qu'il est noble. Je lui rappelle brièvement qu'il s'avère après recherches en ligne qu'avec particule le nom n'a plus donné progéniture depuis 1848, en qu'en plus elle était déjà, alors, une fantaisie, et que sans particule il en va de même depuis près d'un demi siècle (ce qui ne concorde pas avec ses 25 ans et sa nationalité à priori française). Je dois dire qu'il n'aura pas apprécié que sa mythologie individuelle dure si peu. Cet Akhenaton, m'a aussitôt bloqué.

Difficile d'être mythomane, en cette période de Web 2.0 :D !

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