Comme elle vient
Par Leto le vendredi 6 novembre 2009, 11:38 - Moi, je dis ça, je dis rien... - Lien permanent
Je lisais ce matin dans le flux des statuts de mes contacts Facebook celui d’un garçon qui demandait : « à partir de combien de temps sans nouvelles (alors que vous en aviez sollicitées) considérez-vous que vraisemblablement, vous ne l'intéressez plus ? »
L’interrogation m’a interpellé tout autant que les réponses qui y était faites. Chacun & chacune y allant de son estimation, de son insulte à celui qui n’est plus intéressé, de son message de réconfort, me donnant, au moment de poster ma propre contribution à ce sujet fondamental, la sensation qu’il y avait plus que quelques mots à dire sur la question qu’une courte réponse à un statut Facebook.
Je me suis moi-même retrouvé dans la situation d’attendre un retour de quelqu’un qui m’avait tapé dans l’œil, ou dont la simple vue ou pensée aurait pu m’émouvoir beaucoup, en me demandant s’il allait rappeler. Il y a longtemps, sans que je puisse dire précisément quand, que j’ai décidé que ça n’avais aucune importance. Si ça dois se faire ça se fera en attendant vivons, et cessons de surinvestir émotionnellement avant même qu’il y ait lieu de. Si un jour j’ai un coup de foudre, il sera bien assez tôt de tout plaquer pour aller élever des ragondins en Laponie, dans un refuge pour vieilles pédales jouant les Bardots en se montant dessus, avec l’être aimé, d’ici là, vivons ce qui se présente comme ça se présente, dans l’ordre ou ça se présente et tentons de maîtriser ce qu’il y a de maîtrisable dans les autres domaines de notre vie. Si l’autre rappelle rapidement tant mieux pour lui, s’il rappelle plus tard et que je n’ai personne tant mieux aussi, s’il rappelle trop tard -en gros j’ai une relation ou mon penchant en sa faveur est tout simplement évanoui à jamais- tant pis pour lui !
Ce besoin maladif de tous les gens que je connais (oui parce que au-delà de ce statut déclencheur, c’est le souvenir récurrent d’amis me demandant : « 3 jours ça veut dire qu’il est intéressé ou qu’il veut juste qu’on devienne amis ? » ou (dans l’autre sens) « Au bout de combien de temps je le (ou la) rappelle ? » qui me pousse à rédiger le présent) à avoir un délai ou au moins une fourchette d’estimation d’un délai raisonnable de retour me sidère totalement. Et pourtant je suis un cœur d’artichaut qui, quand il a un béguin, espère tant que tant, tel un acteur après un directeur de casting, le sacro-saint rappel de l’autre. Mais si j’espère le rappel, peut m’importe le délai, je verrais ou j’en suis au moment où il viendra.
D’une certaine façon cette idée qu’il faille un délai me fait penser à une forme de fast-fooding de l’amour. D’ailleurs ceux qui me bassinent le plus avec ce type de questions sont typiquement ceux qui draguent beaucoup en ligne en espérant y trouver le grand amour (qui je rappelle y est rare tellement le scope du site de rencontre biaise totalement la perception que l’autre aura de nous, alors que si on l’avait rencontré en vrai il aurait vu des choses qu’on ne pense pas à montrer et que lui ou elle va adorer). En gros les adeptes du fast-food amoureux. Tous ceux qui ont besoin de savoir dans la semaine si il y a moyen de moyenner, parce que bordel il y a six milliards d’être humains sur terre et qu’on doit trouver non pas UNE âme sœur, mais la seule l’unique…
Tous ceux là ne savent plus attendre. Face à leur angoisse de ne pas être aimés ils sont prêt à essayer tous les subterfuges les plus artificiels pour se donner l’impression qu’on les aime alors que globalement, en effet, ils vont séduire en une soirée (ou pas du tout), tester leur personnage, mais à la longue aucune de ces relations ne marchera et les laissera frustrés. Parce qu’à la longue le personnage disparaît et la personne apparaît. Et avec les fast foodeurs (et les cœurs d’artichaut en font partie) tout va toujours trop vite, sans aller en profondeur. Ça tient du motocultage fait à la vrille de tracteur alors qu’il faudrait planter des arbres pour brasser lentement la terre et laisser se développer un sous bois. Bref, même s’ils habillent leurs parades nuptiales de danse, de musique et d’alcool de photos, de vidéos et de belles phrases sur leurs profils en lignes, tout ceux là restent des bourrins des relations humaines en général et de la construction amoureuse en particulier… Parce qu’ils ont besoin de SAVOIR, et VITE !! (Et dans mes mauvais jours, je me dis qu’ils méritent leur désabus amoureux. Alors qu’aujourd’hui je fais un billet pour leur proposer de piocher ce qu’ils veulent dans ma vision des choses). C’est d’autant plus vrai à Paris qu’on a ici que l’embarras du choix.
Je rappellerai un détail qui a son importance. Les grands amours, les vrais ceux qui vous tourneboulent totalement et qui durent, quand ils arrivent, on ne les attend pas et quand on les voit, on sait que c’en est un. La phrase récurrente des couples qui dure : c’était évident à l’instant même où on s’est vu et adressé la parole. Donc si vous en êtes à vous demander si 2 jours ou 5 jours ou 1h c’est un délai raisonnable, laissez tomber l’affaire, ça ne vaut pas le coup. Quand ça vaudra le coup vous saurez. (Je crois que j'en ai encore eu la preuve il y a peu :D)
D’ailleurs, la plupart d’entre eux ont un autre point commun. Ils fréquentaient le même groupe d’amis ou des groupes distincts mais similaires avec deux/trois personnes faisant le lien entre les deux, se connaissaient déjà ou se sont rencontrés par hasard dans une soirée avec des amis qui s’entendaient bien. Parfois, un des deux sent bien avant l’autre de quoi il en retourne, parce que l’autre n’est pas encore bien dans sa vie ou que sais-je encore, et parfois ils s’en rendent compte après des années, mais au moment où arrive la révélation, c’est une chanson de Steph’ de Monac’ oui, oui, je m’adresse aux plus de 20 ans qui ont vécu cette époque folle furieuse des épaulettes, des claviers bontempi, des images incrustées avec un vieux contour tout pourrave dans les clips et du fluo (« Le bannndeau fluoO, la mini-jupeuh fluoO et les basketteuh fluoO, la totale quoi, et là y a un mec qui dit tient, ils ont installé un nouveau lammpadaireuh ») parce que les plus jeunes peuvent pas comprendre-
Si on sort du cadre de l’amour pour parler uniquement de plan cul, je trouve ça encore plus absurde de se poser la question de quel est la DLC (Date Limite de Contact). Le principe du plan cul potentiel, c’est qu’on lui a fait savoir qu’on le trouvait baisable, on lui a donné tous les moyens pour nous contacter et s’il le fait tant mieux, sinon tant pis pour lui, si c’est que pour baiser, on va pas en faire un drame. S’il rappelle dans six mois qu’on a toujours envie de lui sauter sur le zboub ou d’empoigner son boule avec véhémence, il sera toujours temps, non ?
Toujours dans le cadre du plan cul, je trouve absurde de considérer que s’il n’appelle pas c’est qu’il faut le rayer définitivement de la liste des potentiels (cf ce que je disais plus haut : rapidement tant mieux, plus tard ou beaucoup plus tard pourquoi pas, parti à la chasse et perdu la place, tant pis :D). Pis vouloir qu’il donne des nouvelles alors qu’il « n’en a pas envie/n’a pas envie de baiser pour le moment/n’a pas le temps d’appeler » (au choix, biffer les mentions inutiles), ça tient du contrôle freak ou de la possessivité… Zen, les enfants.
Aussi ma réponse à la question initiale : « à partir de combien de temps sans nouvelles (alors que vous en aviez sollicitées) considérez-vous que vraisemblablement, vous ne l'intéressez plus ? » j’ai envie de répondre : OSEF ! On s’en fout ! Quand l’autre rappellera, il sera toujours le temps d’aviser mais ne reste pas dans l’expectative passive et ta peur de ne pas être aimé.
Vas, vis, deviens (ce qui me fait penser que j’ai toujours pas vu ce le film du même nom) et surtout prends la vie comme elle vient.
L’interrogation m’a interpellé tout autant que les réponses qui y était faites. Chacun & chacune y allant de son estimation, de son insulte à celui qui n’est plus intéressé, de son message de réconfort, me donnant, au moment de poster ma propre contribution à ce sujet fondamental, la sensation qu’il y avait plus que quelques mots à dire sur la question qu’une courte réponse à un statut Facebook.
Je me suis moi-même retrouvé dans la situation d’attendre un retour de quelqu’un qui m’avait tapé dans l’œil, ou dont la simple vue ou pensée aurait pu m’émouvoir beaucoup, en me demandant s’il allait rappeler. Il y a longtemps, sans que je puisse dire précisément quand, que j’ai décidé que ça n’avais aucune importance. Si ça dois se faire ça se fera en attendant vivons, et cessons de surinvestir émotionnellement avant même qu’il y ait lieu de. Si un jour j’ai un coup de foudre, il sera bien assez tôt de tout plaquer pour aller élever des ragondins en Laponie, dans un refuge pour vieilles pédales jouant les Bardots en se montant dessus, avec l’être aimé, d’ici là, vivons ce qui se présente comme ça se présente, dans l’ordre ou ça se présente et tentons de maîtriser ce qu’il y a de maîtrisable dans les autres domaines de notre vie. Si l’autre rappelle rapidement tant mieux pour lui, s’il rappelle plus tard et que je n’ai personne tant mieux aussi, s’il rappelle trop tard -en gros j’ai une relation ou mon penchant en sa faveur est tout simplement évanoui à jamais- tant pis pour lui !
Ce besoin maladif de tous les gens que je connais (oui parce que au-delà de ce statut déclencheur, c’est le souvenir récurrent d’amis me demandant : « 3 jours ça veut dire qu’il est intéressé ou qu’il veut juste qu’on devienne amis ? » ou (dans l’autre sens) « Au bout de combien de temps je le (ou la) rappelle ? » qui me pousse à rédiger le présent) à avoir un délai ou au moins une fourchette d’estimation d’un délai raisonnable de retour me sidère totalement. Et pourtant je suis un cœur d’artichaut qui, quand il a un béguin, espère tant que tant, tel un acteur après un directeur de casting, le sacro-saint rappel de l’autre. Mais si j’espère le rappel, peut m’importe le délai, je verrais ou j’en suis au moment où il viendra.
D’une certaine façon cette idée qu’il faille un délai me fait penser à une forme de fast-fooding de l’amour. D’ailleurs ceux qui me bassinent le plus avec ce type de questions sont typiquement ceux qui draguent beaucoup en ligne en espérant y trouver le grand amour (qui je rappelle y est rare tellement le scope du site de rencontre biaise totalement la perception que l’autre aura de nous, alors que si on l’avait rencontré en vrai il aurait vu des choses qu’on ne pense pas à montrer et que lui ou elle va adorer). En gros les adeptes du fast-food amoureux. Tous ceux qui ont besoin de savoir dans la semaine si il y a moyen de moyenner, parce que bordel il y a six milliards d’être humains sur terre et qu’on doit trouver non pas UNE âme sœur, mais la seule l’unique…
Tous ceux là ne savent plus attendre. Face à leur angoisse de ne pas être aimés ils sont prêt à essayer tous les subterfuges les plus artificiels pour se donner l’impression qu’on les aime alors que globalement, en effet, ils vont séduire en une soirée (ou pas du tout), tester leur personnage, mais à la longue aucune de ces relations ne marchera et les laissera frustrés. Parce qu’à la longue le personnage disparaît et la personne apparaît. Et avec les fast foodeurs (et les cœurs d’artichaut en font partie) tout va toujours trop vite, sans aller en profondeur. Ça tient du motocultage fait à la vrille de tracteur alors qu’il faudrait planter des arbres pour brasser lentement la terre et laisser se développer un sous bois. Bref, même s’ils habillent leurs parades nuptiales de danse, de musique et d’alcool de photos, de vidéos et de belles phrases sur leurs profils en lignes, tout ceux là restent des bourrins des relations humaines en général et de la construction amoureuse en particulier… Parce qu’ils ont besoin de SAVOIR, et VITE !! (Et dans mes mauvais jours, je me dis qu’ils méritent leur désabus amoureux. Alors qu’aujourd’hui je fais un billet pour leur proposer de piocher ce qu’ils veulent dans ma vision des choses). C’est d’autant plus vrai à Paris qu’on a ici que l’embarras du choix.
Je rappellerai un détail qui a son importance. Les grands amours, les vrais ceux qui vous tourneboulent totalement et qui durent, quand ils arrivent, on ne les attend pas et quand on les voit, on sait que c’en est un. La phrase récurrente des couples qui dure : c’était évident à l’instant même où on s’est vu et adressé la parole. Donc si vous en êtes à vous demander si 2 jours ou 5 jours ou 1h c’est un délai raisonnable, laissez tomber l’affaire, ça ne vaut pas le coup. Quand ça vaudra le coup vous saurez. (Je crois que j'en ai encore eu la preuve il y a peu :D)
D’ailleurs, la plupart d’entre eux ont un autre point commun. Ils fréquentaient le même groupe d’amis ou des groupes distincts mais similaires avec deux/trois personnes faisant le lien entre les deux, se connaissaient déjà ou se sont rencontrés par hasard dans une soirée avec des amis qui s’entendaient bien. Parfois, un des deux sent bien avant l’autre de quoi il en retourne, parce que l’autre n’est pas encore bien dans sa vie ou que sais-je encore, et parfois ils s’en rendent compte après des années, mais au moment où arrive la révélation, c’est une chanson de Steph’ de Monac’ oui, oui, je m’adresse aux plus de 20 ans qui ont vécu cette époque folle furieuse des épaulettes, des claviers bontempi, des images incrustées avec un vieux contour tout pourrave dans les clips et du fluo (« Le bannndeau fluoO, la mini-jupeuh fluoO et les basketteuh fluoO, la totale quoi, et là y a un mec qui dit tient, ils ont installé un nouveau lammpadaireuh ») parce que les plus jeunes peuvent pas comprendre-
Si on sort du cadre de l’amour pour parler uniquement de plan cul, je trouve ça encore plus absurde de se poser la question de quel est la DLC (Date Limite de Contact). Le principe du plan cul potentiel, c’est qu’on lui a fait savoir qu’on le trouvait baisable, on lui a donné tous les moyens pour nous contacter et s’il le fait tant mieux, sinon tant pis pour lui, si c’est que pour baiser, on va pas en faire un drame. S’il rappelle dans six mois qu’on a toujours envie de lui sauter sur le zboub ou d’empoigner son boule avec véhémence, il sera toujours temps, non ?
Toujours dans le cadre du plan cul, je trouve absurde de considérer que s’il n’appelle pas c’est qu’il faut le rayer définitivement de la liste des potentiels (cf ce que je disais plus haut : rapidement tant mieux, plus tard ou beaucoup plus tard pourquoi pas, parti à la chasse et perdu la place, tant pis :D). Pis vouloir qu’il donne des nouvelles alors qu’il « n’en a pas envie/n’a pas envie de baiser pour le moment/n’a pas le temps d’appeler » (au choix, biffer les mentions inutiles), ça tient du contrôle freak ou de la possessivité… Zen, les enfants.
Aussi ma réponse à la question initiale : « à partir de combien de temps sans nouvelles (alors que vous en aviez sollicitées) considérez-vous que vraisemblablement, vous ne l'intéressez plus ? » j’ai envie de répondre : OSEF ! On s’en fout ! Quand l’autre rappellera, il sera toujours le temps d’aviser mais ne reste pas dans l’expectative passive et ta peur de ne pas être aimé.
Vas, vis, deviens (ce qui me fait penser que j’ai toujours pas vu ce le film du même nom) et surtout prends la vie comme elle vient.

Commentaires
Je trouve vot' démonstration fort pertinente.
Y réfléchir un moment et quelques instants.
Réinvestir les lieux de socialisation réels, et non virtuel , existent-ils encore ?
Sincèrement votre.
Ils existent encore et à condition qu'on les fréquentent régulièrement ils ne disparaîtront pas :D
Hello,
C'est pas une question d'angoisse de la solitude ou de la volonté d'être à tout prix maqué dans le cas présent.
Simplement le garçon en question ne s'est pas montré excessivement cohérent dans sa démarche avec moi, il m'a exprimé sa jalousie quand je lui avais dit que j'avais dormi chez un gars que je trouvais hautement baisable (mais avec qui j'avais choisi de ne rien faire) et donc il en avait découlé que, même si on se savait pas trop où on voulait aller ensemble, on établissait l'exclusivité le temps que ça durait. Dans l'absence de nouvelles je me demandais simplement à partir de quel moment je n'étais plus tenu à l'obligation sus-mentionnée
Tu flashes demain ?
Bisou
Ah oui tu m'en avais parlé de la jalouse. Il me semblait pourtant que t'avais visité la Pologne depuis pourtant :D
Je ne sais pas si je flashe, ça va dépendre grandement de l'état du genou et de l'état de fatigue à la fin de la journée (je suis en train de charger le planning de l'après midi !)
Si tu es parisien, tu pourras le voir le 18 Novembre 2009 à 16h30 au Forum des images.
Uhuhuh lisant le commentaire à froid j'ai mis une minute à me rappeler à quel film je faisais référence dans mon article. Merci pour l'info :D
Comprenez-moi Brett, vous étiez mort depuis des heures, j'ai dû refaire ma vie !
Tel un hétérosexuel dans une école de coiffure, le contraire m'aurait étonné !
"Les grands amours, les vrais ceux qui vous tourneboulent totalement et qui durent, quand ils arrivent, on ne les attend pas et quand on les voit, on sait que c’en est un". Je ne suis pas du tout d'accord avec ça. Justement je trouve que cette idée relève du "fast-food amoureux". L'amour peut venir avec le temps, bien qu'à première vue la relation n'était pas faite pour durer. Savoir apprendre à se connaître et laisser naître les sentiments peut se révéler inattendu.
Je n'ai pas dit que l'amour ne peut pas venir avec le temps et qu'il ne peut pas devenir fort, mais c'est un autre type d'amour, qui n'a pas vécu de réelle passion même s'il peut avoir l'impression de savoir ce que c'est ; c'est un amour d'apprentissage, donc aussi fort soit-il, dans une certaine mesure, un amour raisonné. Je suis tout à fait d'accord qu'on peut vivre de très belles histoires inattendues d'une relation qui s'est construite petit à petit. Mais les vrais très grands amours passionnés définitifs (Ad vitam, ce qui n'a rien du fast-food amoureux pour le coup) sont de ceux que j'évoque dans cette phrase que vous citez.
Pour rebondir sur ce qu'a écrit elliot3000, c'est vrai que le recours aux sites de rencontres divers et variés, que ce soit pour provoquer Cupidon ou une simple partie de jambes en l'air, a tendance à nous éloigner des vrais gens, des vrais endroits réels où l'on est susceptible de rencontrer d'autres vrais gens, endroits dans lesquels on va plutôt spontanément, seul ou avec des amis, le plus souvent par plaisir, et où l'on apparaît tel qu'on est vraiment, sans avoir besoin de revêtir un masque pour attirer le chaland.
Ton post est très intéressant et percutant, sur un sujet où beaucoup peuvent se reconnaître (dont moi, car oui, j'ai eu des moments pitoyables ! :D)
Je voudrais juste dire que c'est difficile d'attendre quand on a faim. Faim de sexe dans le cas d'un plan Q, mais, dans la plupart des cas, faim d'affection, d'amour, faim de quelque chose de réconfortant et épanouissant dans sa vie.
Beaucoup quêtent le partenaire idéal comme on rechercherait une planche de salut, une raison de vivre presque. Et pour avoir ta très sage attitude, il faudrait déjà être équilibré
Tu as à mon avis infiniment raison de souligner la détresse affective, et l'erreur que cela représente de l'entretenir par de tels questionnements.
J'ai envie de dire aussi que c'est facile de se dire "je ne m'en soucie pas, l'amour me tombera un jour ou l'autre dessus", mais c'est aussi quelque part très difficile d'arrêter la quête, et de se dire qu'il faut se prendre en main tout seul, et ne pas attendre un autre pour le faire...Difficile de renoncer à chercher un amoureux qui serait un espèce de nouveau parent, pour entretenir une perpétuelle enfance - une vie protégée où l'on est couvé comme un trésor.